8 Caractéristiques d'une Respiration idéale

Infolettre Novembre 2016

   

Qu'est ce qu'une « bonne » respiration, une respiration que l'on puisse considérer comme idéale dans les moments habituels de la vie de tous les jours ? Peux-être vous-êtes vous déjà posé(e) la question ? Je vous propose aujourd'hui des axes de réponses sur ce sujet, assez complexe au demeurant. Sont exclues de cette réflexion les respirations de type thérapeutique (rebirth, respiration holotropique, etc...) ou contrôlées (pranayama du yoga) ou encore les respirations émanant de certaines pratiques énergétiques (qi gong, taï chi) ou de la méditation, car elles sont en règle générale pratiquées sur une base occasionnelle au sein de la journée.

 

Voici donc, ci-dessous, huit caractéristiques principales d'une telle respiration :

 

1/ C'est une respiration de type diaphragmatique et complète

 

Il est communément admis qu'une « bonne » respiration, en règle générale, soit au minimum de type diaphragmatique, qu'elle implique donc l'action mécanique de ce grand muscle qu'est le diaphragme qui sépare cavités thoracique et abdominale ; tel un piston, lors du processus d'inspiration ce dernier s'abaisse et le ventre se gonfle, lors de l'expiration il s'élève et le ventre se dégonfle.

 

Mais si la respiration diaphragmatique, qui se manifeste surtout de manière visible au niveau ventral (ce qui explique qu'on ait tendance à l'amalgamer avec la respiration dite ventrale ou abdominale), est indubitablement une respiration dotée d'immenses qualités, elle ne constitue cependant pas pour autant, dans la plupart des situations de vie, la respiration la plus aboutie; si c'était d'ailleurs le cas, une grande partie de notre système respiratoire non sollicité par ce type de respiration n'aurait tout simplement aucune raison d'exister... Une autre forme de respiration la supplante : appelée respiration complète, ou encore respiration complète yogique, cette dernière intègre parfaitement, dans le déroulement de son processus, la respiration diaphragmatique, tout en l'enrichissant et en activant le reste de notre système respiratoire.

 

Dans ce processus de respiration complète yogique, la respiration provoque à l'inspir une ouverture successive de 3 niveaux ou étages du tronc humain. Lorsque nos poumons commencent à se remplir, notre diaphragme descend, notre ventre est poussé vers l'avant, le niveau bas des poumons est alors activé par la respiration. Puis sous la pression de l'air continuant à entrer dans les poumons et indépendamment de la mécanique diaphragmatique, la partie basse et moyenne du thorax, les flancs et le centre de la poitrine s'ouvrent. Puis c'est au tour du niveau haut, correspondant à la partie supérieure de la poitrine jusqu'aux clavicules, de se soulever. Ces 3 parties du corps s'ouvrent successivement et amplement à l'inspir et se vident paisiblement et fluidement à la suite l'une de l'autre sur l'expir.

 

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2/ Elle s'effectue préférentiellement par le nez

 

Plusieurs raisons justifient ce choix : le rôle du nez est considéré comme fondamental dans le processus d'absorption du prana, cette énergie rendue disponible pour le corps. Il met par ailleurs en œuvre d'autres fonctions importantes, tel le filtrage grossier des particules présentes dans l'air inspiré, ou bien encore l'humidification et le réchauffement de cet air circulant dans les cornets afin de préparer en douceur les délicats tissus des poumons.

 

On peut également noter que la respiration par le nez est préférable chez l'être humain car plus calme, plus apaisante et plus subtile, à celle réalisée par la bouche puisque le volume d'absorption d'air est moindre.

 

3/ La respiration est ample, lente, fluide et silencieuse

 

L'inspir ample et lent représente la partie active de la respiration, l'expir est relâché et dure au minimum le temps de l'inspir ; plus celui-ci dure par rapport à l'inspir, plus il génère calme, relaxation et détente. Dans une situation normalement active de la vie, une respiration avec un inspir et un expir équilibrés en durée, est parfaitement adéquate. Pour une meilleure détente, on pensera à allonger la durée de l'expir. Plus l'expir s'étire en durée, plus sa longueur mesurée en centimètres à la sortie des narines est courte, ceci est considéré comme facteur de vitalité et de longévité. La respiration est silencieuse et sans à-coup, elle se déroule en toute fluidité.

 

4/ Elle est pratiquée dans un corps relaxé

 

Une respiration saine n'est pas juste une question d’échanges gazeux dans le corps, elle implique un fonctionnement détendu de l'intégralité des muscles du système respiratoire, et même bien au delà, de tous les muscles du corps. On comprend donc que plus le système musculaire et le corps seront relaxés, plus la respiration sera bénéfique - avec l'apparition d'un cercle vertueux puisque la respiration engendrera elle même un nouvel état encore plus relâché du corps.

 

5/ Elle est réalisée en pleine conscience

 

Ceci est une qualité fondamentale de la respiration idéale. Nous sommes présent à notre souffle pendant toute la durée de l'inspir et celle de l'expir, nous sommes totalement présent dans l'ici et maintenant du souffle, sans aucune dispersion. La respiration pratiquée en conscience permet de développer la présence à soi quelles que soient les circonstances de la vie.

 

6/ C'est une respiration adaptée à la personne

 

S'il y a bien quelques principes généraux qui sous-tendent une bonne respiration, ceux-ci vont se manifester parfois différemment d'une personne à l'autre en fonction de critères physiques et psychologiques propres à chaque individu. Il est important que chacun(e) respecte ces critères et ses limitations personnelles. Certaines personnes pourront par exemple avoir un souffle contraint du fait de certaines maladies respiratoires ou cardiaques et auront moins de facilité que d'autres à intervenir sur leur respiration pour la rendre plus libre et harmonieuse.

 

7/ Elle est adaptée aux différentes situations de la vie

 

Il n'existe pas une respiration type, nous exerçons autant de formes de respiration qu'il y a de situations dans la vie. Une respiration idéale fluctue et s'adapte aux circonstances : posture du corps, challenge, moment de stress occasionnel ou chronique, action routinière, période de calme. Quelle que soit la nature de la situation, portons notre conscience sur notre souffle et adaptons-le ensuite éventuellement de manière progressive afin de pouvoir vivre le plus sereinement possible la situation au travers de ce souffle. Ainsi dans une situation stressante ou très émotionnelle, je me connecte consciemment à mon souffle, puis je peux progressivement calmer ma respiration en allongeant mon expir afin d'apaiser mes émotions, mon cœur et réduire ma production d'hormones du stress.

 

8/ On la pratique dans le plaisir.

 

Plus l'on prendra plaisir à respirer et plus la respiration sera agréable, plus nous serons tentés de nous connecter à elle en conscience et en présence dans la plupart des circonstances de la vie. On pourra aussi, si on le désire, enrichir notre respiration et la rendre encore plus plaisante au moyen de visualisations, d'affirmations, et en lui associant le sens de l'odorat. A vous de jouer et de trouver ce qui pourra la rendre la vôtre encore plus agréable !

 

 

Voici donc, exprimées ci-dessus, quelques caractéristiques pouvant illustrer une respiration idéale au quotidien. Ceci ne doit pas vous faire perdre de vue que la meilleure des façons de respirer, pour vous qui êtes unique, ne pourra que découler d'une exploration et d'une adaptation personnelles à qui vous êtes vraiment et aux moments et situations dans lesquels vous évoluez.

 

A vos narines et bonne respiration !

 

 

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